mercredi 15 mai 2019
Hier... Aujourd'hui...Et ???
lundi 10 août 2015
Pluie D'Eté
jeudi 7 mars 2013
L’indulgence d’un Destin...
Ils sont tous venus tentant retrouver une note d’espoir dans une Tunisie envahie par une culture de dénie et prohibition…
dimanche 6 janvier 2013
Note Inachevée...
mercredi 7 novembre 2012
Et un beau matin ...
Elle regarda à travers la porte-fenêtre : Il faisait encore nuit…
Elle a eu toujours cette manie de se réveiller avant le soleil, comme pour ne rien rater de la journée… comme pour être toujours prête à accueillir la première les nouvelles… elle n’aimait pas les surprises…
Elle jeta un coup d’œil à son téléphone : Pas de nouvel appel …
« Où est-il ? Que fait-il ? »
La réponse est bien évidente, mais elle refuse de l’affronter…
Elle commença à boire quelques gorgées de ce liquide, mystérieux et majestueux par sa couleur, réconfortant et assurant par son effet... ouvrant, machinalement, son ordinateur sur la récente discussion, et commença à lire…
Au fil des pages, ses mots ont commencé à l’amadouer, à détendre les petites rides sur son visage, à faire briller ses yeux de joie et de plaisir…
Elle n’a que ces mots pour se souvenir de lui… elle n’a que ces frissons qui déchirent ses entrailles pour se rappeler de lui…
Elle n’a aucune photo de lui… elle déteste les photos, elles sont figées et ne marquent pas l’évolution du temps, de toutes les façons, elle peut dessiner son visage les yeux fermés à tout moment…
Elle a frémi, comme si une présence dans la pièce l’interpelle. Elle s’est sentie soudainement tellement seule et triste…
« Quand reviendras-tu ? » lui dit-elle à haute voix.
Comme pour chasser ce vide, elle se dirige vers la salle de bain, se lave rapidement et, au moment de s’habiller, elle s’arrête nette devant le miroir : ses seins pulpeux assoiffés de ses caresses se redressent révoltés, la défiant, l'harcelant, comme s’ils ne comprenaient pas ces longs mois de jeûne… ou comme un enfant gâté réclamant la présence de sa mère… ta présence…
Elle a commencé à les toucher délicatement, tout d’abord avec les bouts de ses doigts, comme pour explorer un terrain redouté et miné, ensuite se laissant aller, plus frénétiquement et sûrement…
Elle a essayé de les duper en leur faisant croire que c’étaient ses mains à lui qui sont en train de les câliner, mais ces seins connaissent bien leur maître, et refusent nettement de réagir…
« Tu m’as beaucoup manqué... »
mercredi 15 février 2012
Et j’hésite encore…

Tu es là, devant moi… et j’hésite à t’approcher…
Ton sourire au coin des yeux… je n’arrive pas à le déchiffrer…
Tu me racontes ton silence, tu décales ma sentence, tu octroies ma souffrance…
Et moi, assise là… à côté de toi… et j’hésite à te frôler…
Combien d’années avions-nous vu filer ?
Combien d’années laisserons-nous encore écouler ?
Avant que ce silence nous enveloppe pour nous faire écrouler…
Avant que le destin nous sépare encore une fois et nous déchirer…
Mais maintenant, tu es là, devant moi…
Et j’ai envie de t’étreindre et faire chanter mon émoi…
Te malmener, te déchirer, te tuer… et puis te ressusciter…
Te raviver, te caresser, te respirer… et puis te crier…
Mais j’hésite encore…
A bafouer mon amour propre et faire parler mon corps…
Et j’hésite encore…
A te regarder droit dans les yeux et me demander qui de nous deux avait tort…
lundi 6 février 2012
Qu’est ce qu’on a raté ?

Un premier sourire… un petit bisou sur les joues… et le trac de deux adolescents lors d'un premier rendez-vous…
En marchant côte à côte, elle a essayé de lui tenir la main, de sentir la chaleur qu'il a tellement dégagée à travers ses écrits, mais elle a paniqué, et ses mains restaient inertes dans ses poches…
Lui, il hésitait à regarder son visage… tantôt il fixait loin les yeux vers l’infini… tantôt il regardait devant lui...
Et comme s'il commençait à réaliser cette distance qu'ils ont créé entre eux bien qu'ils marchaient côte à côte, un petit sourire commençait à se dessiner sur ses lèvres, et ses mains commençaient à trouver d'autres emplacements que dans ses poches… il ne cessait d'effleurer son dos… comme s'il s'est aperçu de sa panique… il a voulu la soutenir avec ce geste protecteur… et elle a commencé à le sentir... sentir LE PASSANT qui lui a tant fait chaud au cœur…
Ils sont entrés dans un salon de thé, ils ont pris place… et là, pour la première fois depuis deux ans d'échanges poétiques sur le net (de disputes et de coup de gueule notamment), ils se sont trouvés enfin, face à face… ils se connaissaient bien… savent lire dans les pensées de l'autre...comme ils l’ont toujours bien fait…
Ils ont essayé d'engager la conversation, mais l'émotion était trop forte pour laisser échapper des mots sensés ... finalement, ils ont cédé au silence…un silence bruyant… éloquent… avec plein de mots non prononcés… comme si chacun d'eux faisait renaitre deux années d'échanges et de souvenirs partagés sans jamais se rencontrer … les étaler devant eux, pour voir s’il y a encore signe de vie…
Ils retenaient leurs souffles… tâtonnent deux années non consommées… effleurent leurs odeurs en quête de moisissures… s’assurent qu’il y a toujours de l’espoir…
Elle regrettait ces rendez-vous ratés… sa rencontre avec ces mauvaises personnes… elle savait dans son for intérieur que lui, qui n'était que PASSANT n'en faisait pas partie…
Lui regrettait sa place vide… ces moments où il n’était pas présent pour elle pour la consoler… pour sécher ses larmes et voir le sourire sur un visage épanoui…
Deux ans de rendez-vous ratés… de décalage horaire effroyable… de mots perdus d’adresses… d’histoires non écrites et d’amour avorté…
Elle : « Qu’est ce qu’on a raté ? »
En guise de réponse… une lueur est éclatée dans ses yeux et un sourire étrange s’est dessiné sur son visage… et sa main touchait délicatement sa joue…frôle ses traits de visages comme pour se remémorer de chaque détail et le graver intact dans sa mémoire et dans son cœur… effleurait son cou, pour revenir, enfin, à une mèche de cheveux tombée sur son visage, rebelle… comme Elle… LA DEESSE… qu'il a tellement adoré…
Elle, retenait une larme… une larme de joie ? De tristesse ? D’espoir ? D’inquiétude ? Elle n’en sait rien, mais elle sait déjà… que c’est déjà trop tard…
Elle : « LE PASSANT, réponds-moi, qu’est ce qu’on a raté ? »
LE PASSANT : « Rien du tout MA DEESSE… tant qu’on est ensemble… on peut tout rattraper… on peut tout reconstruire »
Et quand il a pris sa main dans la sienne... quand elle a trouvé cette chaleur qu'il n'a jamais arrêté de lui passer même quand cette mer et ce continent les séparaient... Elle ne sait plus si elle le sait déjà...doit-elle comme toujours le croire ? Et croire que rien n'est raté ? Et que tout peut se reconstruire ?
mercredi 17 août 2011
Quand le Passant s'exprime avec un... "ASSLEMA"
« Le hasard fait bien les choses», est-ce toujours vrai ? En tout cas, elle n’était pas sûre que cette phrase soit compatible avec cette soirée…
Elle était dans toute sa splendeur… le bras accroché à celui de son amoureux… les yeux éclatants de mille étincelles qui la laissent plonger dans un monde parallèle… un sourire délicieux qui chavire l’homme qui a provoqué tout ce bouleversement…
Lui, il était aux anges, elle pense qu’elle ne l’a jamais vu aussi excité… aussi heureux et aussi amoureux que ce soir… ses yeux ne se détachaient pas d’elle… parfois il lui prenait la main ou lui touchait l’épaule comme si pour vérifier qu’elle était bien là et que ce n’était pas une illusion….
Ils étaient devant le théâtre municipal, attendant que d’autres amis viennent les rejoindre…
LUI : « viens chérie, je vais te présenter quelqu’un »
Elle a tourné la tête, et elle l’a vu…
Assis sur les escaliers… un regard sombre et inexpressif… une barbe sauvage de deux jours collée sur un visage serein et calme… les mains jointes sur les genoux signe de méditation et de profondes réflexions… c’est LE PASSANT….
Elle a senti le sang se figer dans ses veines… que l’air a du mal à pénétrer ses poumons… Que tout était néant et que lui était… illumination…
Deux mots de présentation leur a permis un serrement des mains, un « asslema » discret, et même pas le mot enchanté de te connaitre… Et comment !!! Comment ne pas connaître la personne qui a tellement fait couler son encre ? Comment ne pas connaître la personne qui a ému ses pages blanches de mille feux, de désir et de passion… mais aussi de colère et de chagrin ? Comment ne pas connaître la personne qui l’a fait danser, chanter, épouser le rêve et maudire sa vie ? Comment ne pas connaître celui qui ne cesse de s’éclipser de sa vie, qui ne cesse de choisir une autre destination que la sienne ? Comment ne pas oublier celui qui la laisse toujours déguster un café sans sucre seule espérant l’apparition de son ombre qui finalement n’a jamais apparu…
C’était lui donc, LE PASSANT, oui comme il aime se nommer…ou encore « PUISQUE LA TERRE EST RONDE »
Deux êtres qui ont beaucoup partagé dans le monde virtuel, les voilà face à face…
Un rendez-vous non désiré, une rencontre forcée ….
Un échange de mots apprêté, frelaté…une césarienne provoquée…
Un toucher de main méprisé et empressé…
Un malaise imposé et un dégoût annoncé…
Qu’en est-il d’une VENUS et d’un PASSANT ?
Où sont passés tous leurs mots fiévreux et bouillants ?
Qu’en est-il de leur mutation sous un soleil couchant ?
Où sont passées leurs ferveurs, leurs faims de mots aiguisant ?
C’était tout juste un « asslema » prononcé sur le bout des lèvres, un regard fuyant, un tremblement désorientant tout leurs sens…
Alors, c’était ça ?
Non pas vraiment…
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Dans le café, elle a commandé, comme d’habitude, son « expresso »… lui, une bouteille d’eau…Elle a allumé une cigarette…le regarda à travers sa fumée, mais il était inerte… elle a préféré avaler sa fumée et ses mots, mais le tremblement de sa main l’a dénoncé…
« Vaut mieux garder ton calme ma p’tite » se dit-elle, « après tout, ce n’est rien »…
Oui ce n’était rien… après tout, ce n’était qu’un séisme !!! Un séisme qui a chambardé tout son univers délicatement tenu en équilibre… un séisme qu’elle a toujours essayé d’éviter de peur que ses mots se redressent devant elle tel un supplice…
Elle a beau l’imaginer, le décrire… elle a beau l’aimer et le détester à travers ses écrits, prenant ainsi l’exemple de Ahlème Mosstaghanmi qui dit dans sa trilogie que « pour oublier un homme, vaut mieux l’écrire sur les pages vierges d’un roman, ainsi, il rendra l’âme et on sera guéri de ses souvenirs » mais en vain… rien ne pourra tuer ses mots, rien ne pourra couper son souffle, rien ne pourra faire taire des souvenirs galopants….
Je pourrai écrire des pages et des pages sur cette soirée, mais ma force me trahit, cependant, les paroles de la chanson d’Aznavour me reviennent « NON, JE N’AI RIEN OUBLIE »
Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait
Le hasard est curieux, il provoque les choses
Et le destin pressé un instant prend la pause
Non je n'ai rien oublié





