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mercredi 15 mai 2019

Hier... Aujourd'hui...Et ???


A un certain moment de ma vie, j'étais contrainte à changer mon mode de vie à cause d'une situation qui a acquis toute mon attention... les mois et les années ont passé sans trouver le temps pour m'arrêter et faire un réel bilan de ma vie...


Aujourd'hui, je me retrouve de nouveau libre... libre de retrouver ma vie d'antan, mais que me reste-t-il d'elle réellement ?


La blogueuse en moi me manque, ma plume, mes poèmes, les inconnus avec lesquels j'ai discuté, critiqué, taquiné, partagé et nous nous sommes révoltés ensemble sur les règles obsolètes d'une société exaspérante...


Je me retrouve telle une adolescente, qui se rebelle, non pas contre ses parents, mais contre elle-même, pour construire " de nouveau" et affirmer sa nouvelle personnalité...Et cette renaissance, pour moi, ne se fait qu'à travers des écrits que j'accouche de temps à autre, non seulement pour se défouler, mais surtout pour que je comprenne ce qui se passe dans ma tête et mettre de l'ordre dans mes pensées et dans ma vie



lundi 10 août 2015

Pluie D'Eté



Quand tout devient autour de moi qu'un bruit strident…

Que les Hommes des marionnettes sans noms...

Je m'enferme sur moi-même et j'écoute un appel gémissant…

M’invitant à tout plaquer et ne vivre que le moment présent ...

Mais une vie humaine tyrannisée par un cancer  qui meurt lentement…

M’empêchant de voir claire à travers des yeux larmoyants…
                                     
Et la pluie d’été ne cesse de me rappeler avec ses toc toc insistant…

Que ce n’est qu’un nuage passager et que le futur est promettant…

M’amenant à emmêler ses gouttes et mes larmes pour former un couple puissant…

Traverser cette averse et devenir, à deux, un être inhérent…


Me souffler à l’oreille que le pire est passé et que rien ne vaut un visage souriant…

jeudi 8 août 2013

شهوة



نشتهي نقوم الصباح، نحل عينيا، نلقاك محملني

شاددلي اديا... نسري عليك نبوسك، نشم ريحتك ونملا بها رواريا وجواجيا..


 نشتهي نستقبل يوم جديد و نفرح معاك و بيك قدام شمس الصيف إلي من صرة السما طالعة تتبختر ، تتزعبن، تدلل ، و تبعثلنا في سخانتها ، وتقللنا : "قوموا، قوموا، راني من فرشكم غايرة، ومن بعدكم عالناس حايرة ... يا أولادي قوموا، قوموا، و انفضوا شوية عشق عالناس الباردة "

نشتهي نصبح عليك ونملا نهاري ببسماتك و ضحكاتك... نشتهي نقلك : "عيدك مبروك عزيزي" ... نجيبلك قهوتك في طبق أخضر  ونهديلك وردة حمرا و نشد نبوسك ونبوسك ونبوسك لين تقلي مابين ضحكتين "يا دحنوسة راك غفصتني" 

نشتهي تعطيني مهبتي وتقلي : "عيدك مبروك يا عينيا وخليك على طول  ليا " ... نفرح، نقز، نضحك، نبكي، نحملك، نقرس روحي و نقرسك معايا ونقلك : "احنا في حلم وإلا في علم ؟" .. متجاوبنيش، أما ثنية الفرش إلي جابتننا  ترجعنا....

mercredi 7 novembre 2012

Et un beau matin ...





Elle alluma sa première cigarette de la journée, une tasse de café bouillante sur la table basse, son odeur chassait le brouillard d’une nuit agitée …

Elle regarda à travers la porte-fenêtre : Il faisait encore nuit…

Elle a eu toujours cette manie de se réveiller avant le soleil, comme pour ne rien rater de la journée… comme pour être toujours prête à accueillir la première les nouvelles… elle n’aimait pas les surprises…

Elle jeta un coup d’œil à son téléphone : Pas de nouvel appel …

« Où est-il ? Que fait-il ? »

La réponse est bien évidente, mais elle refuse de l’affronter…

Elle commença à boire quelques gorgées de ce liquide, mystérieux et majestueux par sa couleur,  réconfortant et assurant par son effet... ouvrant, machinalement, son ordinateur sur la récente discussion, et commença à lire…

Au fil des pages, ses mots ont commencé à l’amadouer, à détendre les petites rides sur son visage, à faire briller ses yeux de joie et de plaisir…

Elle n’a que ces mots pour se souvenir de lui… elle n’a que ces frissons qui déchirent ses entrailles pour se rappeler de lui…

Elle n’a aucune photo de lui… elle déteste les photos, elles sont figées et ne marquent pas l’évolution du temps, de toutes les façons, elle peut dessiner son visage les yeux fermés à tout moment…

Elle a frémi, comme si une présence dans la pièce l’interpelle. Elle s’est sentie soudainement tellement seule et triste…

« Quand reviendras-tu ? » lui dit-elle à haute voix.

Comme pour chasser ce vide, elle se dirige vers la salle de bain, se lave rapidement et, au moment de s’habiller, elle s’arrête nette devant le miroir : ses seins pulpeux assoiffés de ses caresses se redressent révoltés, la défiant, l'harcelant, comme s’ils ne comprenaient pas ces longs mois de jeûne… ou comme un enfant gâté réclamant la présence de sa mère… ta présence…

Elle a commencé à les toucher délicatement, tout d’abord avec les bouts de ses doigts, comme pour explorer un terrain redouté et miné, ensuite se laissant aller, plus frénétiquement et sûrement…

Elle a essayé de les duper en leur faisant croire que c’étaient ses mains à lui qui sont en train de les câliner, mais ces seins connaissent bien leur maître, et refusent nettement de réagir…

Le soleil commença déjà à se lever et à chasser les dernières bribes de la nuit. Elle boit une dernière gorgée de son café et ouvre la porte de la maison… et là, elle a eu le souffle coupé : il était là, devant elle, la fatigue se dessinait sur son visage, une barbe de quelques jours envahissait ses joues, une valise contre le mur.. Ses yeux s'illuminait d'une étrange lueur quand il a dit :

« Tu m’as beaucoup manqué... »

mercredi 17 août 2011

Quand le Passant s'exprime avec un... "ASSLEMA"






« Le hasard fait bien les choses», est-ce toujours vrai ? En tout cas, elle n’était pas sûre que cette phrase soit compatible avec cette soirée…

Elle était dans toute sa splendeur… le bras accroché à celui de son amoureux… les yeux éclatants de mille étincelles qui la laissent plonger dans un monde parallèle… un sourire délicieux qui chavire l’homme qui a provoqué tout ce bouleversement…

Lui, il était aux anges, elle pense qu’elle ne l’a jamais vu aussi excité… aussi heureux et aussi amoureux que ce soir… ses yeux ne se détachaient pas d’elle… parfois il lui prenait la main ou lui touchait l’épaule comme si pour vérifier qu’elle était bien là et que ce n’était pas une illusion….

Ils étaient devant le théâtre municipal, attendant que d’autres amis viennent les rejoindre…

LUI : « viens chérie, je vais te présenter quelqu’un »

Elle a tourné la tête, et elle l’a vu…

Assis sur les escaliers… un regard sombre et inexpressif… une barbe sauvage de deux jours collée sur un visage serein et calme… les mains jointes sur les genoux signe de méditation et de profondes réflexions… c’est LE PASSANT….

Elle a senti le sang se figer dans ses veines… que l’air a du mal à pénétrer ses poumons… Que tout était néant et que lui était… illumination…

Deux mots de présentation leur a permis un serrement des mains, un « asslema » discret, et même pas le mot enchanté de te connaitre… Et comment !!! Comment ne pas connaître la personne qui a tellement fait couler son encre ? Comment ne pas connaître la personne qui a ému ses pages blanches de mille feux, de désir et de passion… mais aussi de colère et de chagrin ? Comment ne pas connaître la personne qui l’a fait danser, chanter, épouser le rêve et maudire sa vie ? Comment ne pas connaître celui qui ne cesse de s’éclipser de sa vie, qui ne cesse de choisir une autre destination que la sienne ? Comment ne pas oublier celui qui la laisse toujours déguster un café sans sucre seule espérant l’apparition de son ombre qui finalement n’a jamais apparu…


C’était lui donc, LE PASSANT, oui comme il aime se nommer…ou encore « PUISQUE LA TERRE EST RONDE »


Deux êtres qui ont beaucoup partagé dans le monde virtuel, les voilà face à face…

Un rendez-vous non désiré, une rencontre forcée ….

Un échange de mots apprêté, frelaté…une césarienne provoquée…

Un toucher de main méprisé et empressé…

Un malaise imposé et un dégoût annoncé…

Qu’en est-il d’une VENUS et d’un PASSANT ?

Où sont passés tous leurs mots fiévreux et bouillants ?

Qu’en est-il de leur mutation sous un soleil couchant ?

Où sont passées leurs ferveurs, leurs faims de mots aiguisant ?

C’était tout juste un « asslema » prononcé sur le bout des lèvres, un regard fuyant, un tremblement désorientant tout leurs sens…

Alors, c’était ça ?

Non pas vraiment…

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Dans le café, elle a commandé, comme d’habitude, son « expresso »… lui, une bouteille d’eau…Elle a allumé une cigarette…le regarda à travers sa fumée, mais il était inerte… elle a préféré avaler sa fumée et ses mots, mais le tremblement de sa main l’a dénoncé…

« Vaut mieux garder ton calme ma p’tite » se dit-elle, « après tout, ce n’est rien »…

Oui ce n’était rien… après tout, ce n’était qu’un séisme !!! Un séisme qui a chambardé tout son univers délicatement tenu en équilibre… un séisme qu’elle a toujours essayé d’éviter de peur que ses mots se redressent devant elle tel un supplice…

Elle a beau l’imaginer, le décrire… elle a beau l’aimer et le détester à travers ses écrits, prenant ainsi l’exemple de Ahlème Mosstaghanmi qui dit dans sa trilogie que « pour oublier un homme, vaut mieux l’écrire sur les pages vierges d’un roman, ainsi, il rendra l’âme et on sera guéri de ses souvenirs » mais en vain… rien ne pourra tuer ses mots, rien ne pourra couper son souffle, rien ne pourra faire taire des souvenirs galopants….

Je pourrai écrire des pages et des pages sur cette soirée, mais ma force me trahit, cependant, les paroles de la chanson d’Aznavour me reviennent « NON, JE N’AI RIEN OUBLIE »

Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait

Le hasard est curieux, il provoque les choses

Et le destin pressé un instant prend la pause

Non je n'ai rien oublié