mercredi 15 mai 2019
Hier... Aujourd'hui...Et ???
jeudi 8 août 2013
شهوة
mercredi 7 novembre 2012
Et un beau matin ...
Elle regarda à travers la porte-fenêtre : Il faisait encore nuit…
Elle a eu toujours cette manie de se réveiller avant le soleil, comme pour ne rien rater de la journée… comme pour être toujours prête à accueillir la première les nouvelles… elle n’aimait pas les surprises…
Elle jeta un coup d’œil à son téléphone : Pas de nouvel appel …
« Où est-il ? Que fait-il ? »
La réponse est bien évidente, mais elle refuse de l’affronter…
Elle commença à boire quelques gorgées de ce liquide, mystérieux et majestueux par sa couleur, réconfortant et assurant par son effet... ouvrant, machinalement, son ordinateur sur la récente discussion, et commença à lire…
Au fil des pages, ses mots ont commencé à l’amadouer, à détendre les petites rides sur son visage, à faire briller ses yeux de joie et de plaisir…
Elle n’a que ces mots pour se souvenir de lui… elle n’a que ces frissons qui déchirent ses entrailles pour se rappeler de lui…
Elle n’a aucune photo de lui… elle déteste les photos, elles sont figées et ne marquent pas l’évolution du temps, de toutes les façons, elle peut dessiner son visage les yeux fermés à tout moment…
Elle a frémi, comme si une présence dans la pièce l’interpelle. Elle s’est sentie soudainement tellement seule et triste…
« Quand reviendras-tu ? » lui dit-elle à haute voix.
Comme pour chasser ce vide, elle se dirige vers la salle de bain, se lave rapidement et, au moment de s’habiller, elle s’arrête nette devant le miroir : ses seins pulpeux assoiffés de ses caresses se redressent révoltés, la défiant, l'harcelant, comme s’ils ne comprenaient pas ces longs mois de jeûne… ou comme un enfant gâté réclamant la présence de sa mère… ta présence…
Elle a commencé à les toucher délicatement, tout d’abord avec les bouts de ses doigts, comme pour explorer un terrain redouté et miné, ensuite se laissant aller, plus frénétiquement et sûrement…
Elle a essayé de les duper en leur faisant croire que c’étaient ses mains à lui qui sont en train de les câliner, mais ces seins connaissent bien leur maître, et refusent nettement de réagir…
« Tu m’as beaucoup manqué... »
lundi 6 février 2012
Qu’est ce qu’on a raté ?

Un premier sourire… un petit bisou sur les joues… et le trac de deux adolescents lors d'un premier rendez-vous…
En marchant côte à côte, elle a essayé de lui tenir la main, de sentir la chaleur qu'il a tellement dégagée à travers ses écrits, mais elle a paniqué, et ses mains restaient inertes dans ses poches…
Lui, il hésitait à regarder son visage… tantôt il fixait loin les yeux vers l’infini… tantôt il regardait devant lui...
Et comme s'il commençait à réaliser cette distance qu'ils ont créé entre eux bien qu'ils marchaient côte à côte, un petit sourire commençait à se dessiner sur ses lèvres, et ses mains commençaient à trouver d'autres emplacements que dans ses poches… il ne cessait d'effleurer son dos… comme s'il s'est aperçu de sa panique… il a voulu la soutenir avec ce geste protecteur… et elle a commencé à le sentir... sentir LE PASSANT qui lui a tant fait chaud au cœur…
Ils sont entrés dans un salon de thé, ils ont pris place… et là, pour la première fois depuis deux ans d'échanges poétiques sur le net (de disputes et de coup de gueule notamment), ils se sont trouvés enfin, face à face… ils se connaissaient bien… savent lire dans les pensées de l'autre...comme ils l’ont toujours bien fait…
Ils ont essayé d'engager la conversation, mais l'émotion était trop forte pour laisser échapper des mots sensés ... finalement, ils ont cédé au silence…un silence bruyant… éloquent… avec plein de mots non prononcés… comme si chacun d'eux faisait renaitre deux années d'échanges et de souvenirs partagés sans jamais se rencontrer … les étaler devant eux, pour voir s’il y a encore signe de vie…
Ils retenaient leurs souffles… tâtonnent deux années non consommées… effleurent leurs odeurs en quête de moisissures… s’assurent qu’il y a toujours de l’espoir…
Elle regrettait ces rendez-vous ratés… sa rencontre avec ces mauvaises personnes… elle savait dans son for intérieur que lui, qui n'était que PASSANT n'en faisait pas partie…
Lui regrettait sa place vide… ces moments où il n’était pas présent pour elle pour la consoler… pour sécher ses larmes et voir le sourire sur un visage épanoui…
Deux ans de rendez-vous ratés… de décalage horaire effroyable… de mots perdus d’adresses… d’histoires non écrites et d’amour avorté…
Elle : « Qu’est ce qu’on a raté ? »
En guise de réponse… une lueur est éclatée dans ses yeux et un sourire étrange s’est dessiné sur son visage… et sa main touchait délicatement sa joue…frôle ses traits de visages comme pour se remémorer de chaque détail et le graver intact dans sa mémoire et dans son cœur… effleurait son cou, pour revenir, enfin, à une mèche de cheveux tombée sur son visage, rebelle… comme Elle… LA DEESSE… qu'il a tellement adoré…
Elle, retenait une larme… une larme de joie ? De tristesse ? D’espoir ? D’inquiétude ? Elle n’en sait rien, mais elle sait déjà… que c’est déjà trop tard…
Elle : « LE PASSANT, réponds-moi, qu’est ce qu’on a raté ? »
LE PASSANT : « Rien du tout MA DEESSE… tant qu’on est ensemble… on peut tout rattraper… on peut tout reconstruire »
Et quand il a pris sa main dans la sienne... quand elle a trouvé cette chaleur qu'il n'a jamais arrêté de lui passer même quand cette mer et ce continent les séparaient... Elle ne sait plus si elle le sait déjà...doit-elle comme toujours le croire ? Et croire que rien n'est raté ? Et que tout peut se reconstruire ?
jeudi 28 juillet 2011
"Ailleurage"....

Elle a regardé autour d’elle : tous ses vêtements sont bien pliés dans sa petite valise rouge… elle a laissé trainer quelques objets qui ne peuvent trouver place dans son prochain voyage, ou peut être, parce que les astigmates du passé l’ont marquée à jamais… et le passé est trop lourd à emporter…
Le klaxon de la voiture l’a sauvée de ses « ailleurages »…
« ailleurage », comme il le lui reproche toujours…. Inventer des mots c’est son truc… inventer un futur…c’est son point fort aussi…
Sautant les escaliers deux par deux, le souffle coupé, une sueur froide traverse son front… confuse… précipitée vers une destinée inconnue, et vers un homme mystérieux….
Elle a pris place sur le siège avant de la voiture, lui donna machinalement deux biz sur la joue… puis fixa son visage : toujours ce petit sourire au coin des lèvres… toujours ce charmant pincement de ride du coté de ses yeux… toujours cet envoûtement à la fois enfantin et énigmatique…
Il démarra la voiture, et comme si elle venait de se rendre compte qu’elle s’apparaitrait à percer d’autres cieux, elle lui a demandé :
« Où allons-nous ? »
« -------------- »
« Tu m’entends ? »
Il lui a tourné la tête tout en gardant son sourire :
« Là où le soleil ne se couchera jamais »
« Cette terre existe sur la planète terre ? C’est impossible !!!»
« Tout est possible avec moi chérie »
Il lui a pris la main, lui posa un baiser gracieux…
« T’inquiète pas, tant qu’on est ensemble, tout le reste est dérisoire »
A ce moment-là, énormément de questions et beaucoup de doutes lui ont traversé la tête, un sentiment de méfiance et de dégout…
Comment a-t-elle pu mettre sa vie entre les mains de cet homme ? Comment a-t-elle pu rompre avec son passé pour construire un avenir incertain ?
Mais elle a préféré tout chasser de sa tête, l’odeur de son parfum lui brouille déjà les idées, la met mal à l’aise, ça excite ses sens et désoriente son jugement… avec lui, c’est toujours la même histoire : il réussit à chaque fois qu'elle le voit à la troubler et à la déboussoler.
PS : Le mot ''Ailleurage'' n'existe pas dans le dictionnaire...
jeudi 2 juin 2011
Mon p'tit...

Désespérante qu’un jour tu te blottisses entre mes bras... je t’écris cette lettre, petit oiseau, mon enfant que je n’ai pas encore eu… et que je n’aurais peut être jamais... :
Mon ange : Je t’ai tellement imaginé dans ma tête… je t’ai tellement amadoué dans mes nuits… m’épanouir à tes sourires, mourir mille fois à tes cries…
Mon amour éternel : J’ai tellement envie de te prendre un jour dans mes bras... serrer ton petit corps délicat contre le mien et sentir ton odeur exaltante…
J’ai tellement envie de te voir grandir sous mes yeux veillant et soucieux, tellement envie de t’embrasser jusqu’à t’étouffer, tellement envie de t’aimer plus que l’amour lui-même peut aimer..
Mon chou : Tu es peut être encore dans les cieux… peut être que tu ne trouveras jamais ton chemin vers mes entrailles... peut être que notre rencontre se tardera dans un autre monde..
Peut-être…
N’importe les erreurs que j’ai faites... tout va être effacé en te regardant courir vers moi et m’ensorceler avec tes mots magiques « maman je t’aime »…
« Moi aussi je t’aime petit ange… moi aussi je t’aime… sans pour autant encore te connaitre.. »
PS : Lettre à l’enfant que je n’aurai peut être jamais...
jeudi 9 décembre 2010
Je souffle ma quatrième bougie de blogging...

Décembre 2006… est la date de naissance de quelques clics sur le net et l'expulsion d’une Venus de mes entrailles…
Et comme toujours… je me rebelle sur les dates pour souffler les quatre bougies de blogging et de quelques notes agonisantes dans les pages précédentes…
Je souffle la première bougie et je bois à la santé de mes sottises et mes niaiseries…
Je souffle la deuxième bougie et je bois à la santé de mes démons et de ma démence…
Je souffle la troisième bougie et je bois à la santé de mes amours perdus…
Je souffle la quatrième bougie et je bois à la santé de la stupidité humaine…
samedi 20 novembre 2010
إعادة نظر

سيدي، لجمت لساني منذ سميتني امرأة في شهادة ميلادي...
عينايا أصيبتا بعمى الألوان منذ أن قمعت أنوثتي في صدري و طوقت حزامي...
كبّلت فكري بعاداتك و تقاليدك التي لا تناسب غير زيف رجولتك...
اليوم يا سيدي... أطالبك بإعادة النظر في محاكمتي...
اليوم يا سيدي... أرجو منك العفو عن عفويتي...
فانا امرأة أدمتها قيودك ...
تلعثم لسانها من جبروتك...
أنا امرأة، لا ترضى بذل رجل بدون رجولة...
أنا امرأة، تتنفس كبرياء و عزة نفس...
اعد محاكمتي أن أردت...
اقتلني بطعنة واحدة...
لكن.. لن تجبرني يوما ...
ان أعيش بين قدميك
mardi 12 octobre 2010
Le Passant qui repasse !!!

Parfois on lit un passage dans un livre ou une note d’un bloggeur qui nous envoûte et nous fascine… notre réaction serait peut être de relire l'extrait pour mieux y gouter… ou de le noter quelque part sur notre bloc note ou même sur un bout de papier… ou tout simplement, jeter le support « rêve » de coté pour plonger dans le notre… voir même écrire notre propre réaction…
Parfois lorsqu’on écrit ce qui nous passe par la tête, on sent qu’on est possédé par des pouvoirs démoniaques et/ou angéliques… notre main ne nous appartient plus… elle manipule le stylo à sa guise… notre cerveau crache des mots et des expressions qu’on se doutait par moment, s’ils sont vraiment les notre… nos yeux brillent pressés impatients de voir naitre les formes des lettres… la page blanche se remplie de plus en plus… les marges ne sont plus respectées… l’encre par le tremblement de notre main est secouée et troublé… tout notre corps est magnétisé et affecté… et notre libido est affolée…
Mais quand, un passant, mine de rien, vient troubler notre oraison, qu’il témoigne, malgré nous, à notre fausse couche… de nos mots ratés… de nos larmes inhibées… qu’il complète la signification de nos définitions manquées et de nos histoires non terminées… mais que surtout les échos de cette page blanche écrasés sous le poids de nos gribouillages insensés sont amadoués sous ses yeux de critiqueurs et dont le jugement est bien préservé… à cet instant, je pose mon stylo… j’abandonne ma feuille… je ré-épouse ma main et je ravale mes mots…
Sur un « Pourquoi revenir ? » un passant que tu es, tu m’as répondu… Et puisque je ne peux jamais être satisfaite d’une seule réponse, le passant qui repasse ne fait que repasser encore et encore pour finalement disparaitre sans laisser de trace ni d’adresse…
Pourquoi revenir ? tu m’as donné la réponse, mais je n’ai pas su la trouver au bon moment et au bon endroit, c’est au moment de ta disparition que j’ai compris que les bonnes choses ont toujours une fin…à chaque nouvelle note j’espérais apercevoir ta lueur… à chaque commentaire reçu j’espérais entrevoir tes bagages… Mais, tu ne revenais toujours pas… et je t’ai détesté… et je t’ai haï… et je t’ai maudit… mais secrètement je t’ai admiré…
Jusqu’à la déclaration de ma « démence », et le passant que tu es s’est attribué un autre pseudo « puisque la terre est ronde »… et j’ai compris que tu ne peux me quitter sans me revenir… sans revenir au point de départ…sans revenir à l’instant T …avec des poèmes tu m’as commenté, et avec des poèmes aussi que je t’ai répondu…avec amour tu m’as fait rêver et tu m’as fait écrire des poèmes éparpillés… mais aussi, avec colère que j’ai lu tes maladresses ... pourtant, on se connait pas, mais le plaisir de lire et d’écrire nous a réuni…
« un passant » tu t’es nommé, un certain jour du 12 avril 2010 tu as décidé de te reposer auprès d’une Venus trop désespérée… tu te déchaines de moi pour un certain temps puis le passant que tu es, repasse dans mon univers… apportant avec lui des fleurs avec des épines… soufflant sur moi l’odeur de la nature sauvage qui dégage de ton cœur et de ton corps… me laissant comme une enfant troublée et une femme qui se cherche encore…
Six mois à travers lesquels je n’ai jamais eu un échange aussi profond et aussi exceptionnel sur le plan de l’écriture…
Six mois déjà…
Alors soufflons notre première bougie… le cycle de notre rencontre a six mois déjà..
Soufflons notre mi-rencontre…soufflons notre mi-an d’anniversaire… soufflons…fêtons… rions… dansons…buvons… la prochaine bougie risque de ne plus s’allumer pour nous deux…

