lundi 10 août 2015

Pluie D'Eté



Quand tout devient autour de moi qu'un bruit strident…

Que les Hommes des marionnettes sans noms...

Je m'enferme sur moi-même et j'écoute un appel gémissant…

M’invitant à tout plaquer et ne vivre que le moment présent ...

Mais une vie humaine tyrannisée par un cancer  qui meurt lentement…

M’empêchant de voir claire à travers des yeux larmoyants…
                                     
Et la pluie d’été ne cesse de me rappeler avec ses toc toc insistant…

Que ce n’est qu’un nuage passager et que le futur est promettant…

M’amenant à emmêler ses gouttes et mes larmes pour former un couple puissant…

Traverser cette averse et devenir, à deux, un être inhérent…


Me souffler à l’oreille que le pire est passé et que rien ne vaut un visage souriant…

jeudi 8 août 2013

شهوة



نشتهي نقوم الصباح، نحل عينيا، نلقاك محملني

شاددلي اديا... نسري عليك نبوسك، نشم ريحتك ونملا بها رواريا وجواجيا..


 نشتهي نستقبل يوم جديد و نفرح معاك و بيك قدام شمس الصيف إلي من صرة السما طالعة تتبختر ، تتزعبن، تدلل ، و تبعثلنا في سخانتها ، وتقللنا : "قوموا، قوموا، راني من فرشكم غايرة، ومن بعدكم عالناس حايرة ... يا أولادي قوموا، قوموا، و انفضوا شوية عشق عالناس الباردة "

نشتهي نصبح عليك ونملا نهاري ببسماتك و ضحكاتك... نشتهي نقلك : "عيدك مبروك عزيزي" ... نجيبلك قهوتك في طبق أخضر  ونهديلك وردة حمرا و نشد نبوسك ونبوسك ونبوسك لين تقلي مابين ضحكتين "يا دحنوسة راك غفصتني" 

نشتهي تعطيني مهبتي وتقلي : "عيدك مبروك يا عينيا وخليك على طول  ليا " ... نفرح، نقز، نضحك، نبكي، نحملك، نقرس روحي و نقرسك معايا ونقلك : "احنا في حلم وإلا في علم ؟" .. متجاوبنيش، أما ثنية الفرش إلي جابتننا  ترجعنا....

jeudi 7 mars 2013

L’indulgence d’un Destin...





Elle est presque arrivée devant le théâtre municipal, la foule était bien imposante, mais elle a préféré faire un petit détour dans les boutiques d’à côté, trop de visages inconnus l’ont mis toujours mal à l’aise…



Lui, entrain de vérifier ses affaires : tout est mis en ordre dans sa petite valise, peu de choses dedans pour parcourir des milliers de kilomètres… c’est tout à fait lui, il n’aime pas les choses encombrantes…


Elle est entrée dans le théâtre, pris sa place, et commença à regarder autour d’elle : des gens de différents âges, de différents milieux, venant en cette soirée frileuse et pluvieuse cherchant l’unique chose qui semble se dissiper de nos jours : le sourire…
Ils sont tous venus tentant retrouver une note d’espoir dans une Tunisie envahie par une culture de dénie et prohibition…

Lui, entouré par sa famille, au petit soin avec lui, tantôt ils le touchent, tantôt ils l’embrassent, lui chuchotant qu’il doit bien prendre soin de lui…
Lui, toujours souriant, mais le cœur lourd, leurs visages se sont déjà mélangés avec d’autres qui sont absents, pour ne voir finalement aucun d’entre eux... tout ce à quoi il pensait c’était qu’il doit tout quitter, encore une fois, pour un pays étranger et retrouver un quotidien oppressant…

Le rideau s’est levé, et le spectacle a commencé, elle a essayé de chasser le quotidien de sa tête pour voler ces quelques moments de détente… l’humoriste était certes un débutant, mais il fait tout pour réussir, parfois même en faisant un peu trop et en se forçant d’être surexcité sur scène … comme elle, elle oublie parfois que le destin l’a malmené à sa guise sans qu’elle puisse changer le tournant des évènements…mais elle a la stupidité de le provoquer juste dans l’espoir d’être un jour avec lui…

Il est arrivé à l’aéroport, sur le pavé il a embrassé ceux qui l’ont généré, et entré dans le terminal… une salle spacieuse, mais pleine de monde… encore deux heures d’attente avant le grand embarquement… comme pour dévier le stress, il est entré dans l’euphorie d’une discussion avec son compagnon de voyage, trompant le vide et détournant son visage qui ne cesse de le hanter…

Après deux heures de spectacles et quelques fous rires, l’humoriste salue ses spectateurs dans une flambée d’applaudissement, ses pensées étaient déjà ailleurs, mais son corps encore cloué à sa chaise, ne sachant si elle doit se féliciter d’avoir l’illusion de connaitre le sourire ou se plaindre de retourner à ses occupations quotidiennes…

Une voix féminine retentit à travers les haut-parleurs priant les voyageurs de se rendre à l’avion… plus que quelques pas avant que son corps ne quitte son cher pays, un pays qu’il aime tant, et qui défend toujours avec ardeur…
Ses pas se suivent l’un après l’autre, machinalement, impulsivement comme pour fuir une réalité trop lourde à supporter….

Le grand rideau rouge s’est abattu sur scène, comme un corps sans vie ne laissant derrière lui que vide est silence…
Le grand avion a décollé de la piste dans un brouillard lourd et pesant ne laissant derrière lui que des personnes attendant UN retour..

Ils sont allés chacun de son coté…
Pour la énième fois, la vie les a séparé…
Prenant ainsi chacun un différent chemin…
Misant tous les deux sur l’indulgence d’un destin…

Ecrit le 02/03/2013





dimanche 6 janvier 2013

Note Inachevée...



C’est une note que j’ai débuté en janvier 2010, au décès d’une personne qui m’a beaucoup marquée, et depuis, à chaque fois que j’ai voulu la terminer, je bloque, et mes mots refusent obstinément de couler…
Aujourd’hui, j’ai décidé de la publier, telle qu’elle est, inachevée, amputée, mais pleine de sens…

****************************** 


On m’a dit que la vie n’est qu’un passage dans le parcours de l’être humain… on m’a dit que l’amour est éphémère, que les amis c’est pour la vie… on m’a dit aussi que ce n’est pas tout les jours que le soleil brillera dans notre vie, que le mauvais temps peut nous surprendre à n’importe quel moment…

On m’a dit que le cœur peut aimer sans symptômes apparents, qu’une tachycardie chronique peut causer son dysfonctionnement… et que la mort s’en suive dans un doux essoufflement…

On m’a dit de me battre chaque jour que Dieu fait… de ne jamais céder aux cruautés du destin… de….

samedi 17 novembre 2012

Mélodie...






Mon ange, 

Relève ton menton… chasse toutes ces pensées absurdes qui t’empoisonnent la vie… il y a toujours un soleil en toi qui ne se couchera jamais… puises en ses rayons pour nourrir ta force…

Ma chérie, 

Regarde-moi… laisse-moi découvrir les profondeurs de tes yeux… ne te crois pas incapable de nager toute seule…et même si par moment tu t’en doutes, je suis toujours là, quelque part, tout près… il te suffit de déplacer ces volets hors de ton chemin…

Ma douce, 

Dans la vie, on a pas tout ce qu’on désire, mais jouis de ce que tu as maintenant… de ce que tu as en ce moment entre tes mains, de ce qui est déjà acquis, le reste ça viendra, peut être, avec un peu de volonté et beaucoup d’autres ingrédients…

Mon trésor, 

Pourquoi autant de tristesse qui plane sur ta tête ? Ne m’as-tu pas assuré que tu me désires tant ? Ne m’as-tu pas juré amour et passion ? Aujourd'hui je suis devant toi, je suis tout à toi, je te donne mon cœur, mon âme et mon corps, c’est à toi de découvrir ce qu’un amoureux est capable de faire emporté d’un désir enfiévrant …

Ma petite, 

Grand est ton cœur, fragile est ton âme…
Envie de pleurer ? Fais-le entre mes bras en me serrant…
Envie de rire ? Fais-le simplement en m’embrassant

Mais ma dulcinée, ne prends plus le chemin de la solitude, tant que le chemin à deux mène à des notes de piano… à une charmante mélodie sans précédant…